Les termes techniques

Bien comprendre, bien rider !

Empruntés à la voile, à la planche à voile, au parapente, au surf, au skate… ou même carrément créés spécifiquement pour le kitesurf, tout un lot de termes plus ou moins techniques définissent précisément notre pratique.
Pas facile de s’y retrouver ?
Pas grave, Newkite est là (aussi) pour ça !

A

Abattre: action de pilotage qui permet de descendre au vent (inverse de loffer).

Abri: terme emprunté à la voile, se dit d’un endroit où on pourra rentrer à terre en toute sécurité et pouvoir en repartir sans assistance; légalement le kite ne doit pas se pratiquer à plus de 2 miles nautiques d’un abri soient 3,704 km (essayez déjà de faire 500 à 600m de natation avec votre matériel, ça donne une bonne idée, même en eau chaude).

Adonnante: changement de direction du vent en votre faveur (comme au Monpoly© !), vous pouvez mieux remonter au vent. Contraire: refusante.

Aerial: saut effectué lors d’un surf, dans la même direction que le déferlement de la vague; et s’il est bien posé dans la vague, ce sera un “aerial re entry” (la grande classe !).

Aile: bon, là ça ne devrait pas être trop dur… 🙂

Aileron: bon, ça non plus ça ne devrait pas être trop dur… 🙂
Les puristes vont parfois utiliser le terme de dérives voire “fins“ pour les puristes anglophones. Plusieurs types de fixations existent tant sur les TT que sur les surfs (Future, FCS…).

Air: se dit d’un saut (“Big air“, “s’envoyer un air“).
Autre sens possibles : “Y’a de l’air aujourd’hui“ (“Le vent est plutôt fort“), ou “Y’a de l’air ?“ (“Est-ce qu’il y a assez de vent pour naviguer ?“).

Anémomètre: appareil de mesure de la vitesse du vent; fixe ou portable. Diminutif: anémo.
Petit bouzin très pratique pour savoir quelle aile gréer voire quelle aile ne pas gréer.
Attention aux anémomètres connectés, selon leur position ils peuvent être mal orientés et surestimer ou sous-estimer la vitesse du vent voire être carrément défectueux. Rien ne remplace un relevé sur la plage au plus près de l’eau ou une discussion avec un rider expérimenté qui vient juste de sortir de l’eau. 😉

Appel de détresse: en mer on appelle le CROSS (CF ci-après) au numéro 196 sur un mobile et via le canal 16 sur une VHF. Afin de ne pas mobiliser une équipe et de  gros moyens de secours, essayez  de bien évaluer la situation avant de passer votre appel de détresse. A contrario, si vous estimez qu’il y a un danger réel et immédiat, n’hésitez surtout pas !

Atterrissage: poser son aile lors d’un retour à la plage. Vous devriez avoir vu ça très en détail lors de votre stage d’initiation. Pensez à bien notifier les autres avec le geste consacré (main sur la tête), avec la distance des lignes on ne vous entend pas forcément mais on vous voit bien. Lorsqu’un grain arrive et/ou que le vent monte d’un coup, soyez sur le qui-vive et préparez vous à atterrir et à aider les autres à atterrir.

Association et club: Newkite bien sûr ! Faire partie d’un club ou d’une association, au-delà de tous les avantages matériels et personnels, c’est donner un peu de poids à cette structure pour qu’elle puisse défendre votre sport et votre spot.
Retrouvez-nous sur facebook et revenez ici de temps en temps pour voir les news et les nouvelles rubriques.

Assurance responsabilité civile (ou RC): assurance vous permettant en cas d’accident avec un tiers (personne, société, Etat…) de pouvoir rembourser les dommages causés par votre faute. Il faut savoir savoir que le kitesurf est bien souvent exclu de votre RC habituelle (celle de votre domicile). Il convient donc d’être sûr et d’avoir une réponse écrite de votre assureur certifiant que la pratique d’un sport aéro-tracté tel que le kitesurf est bien couverte dans votre contrat. Si ce n’est pas le cas ou si avez un doute: souscrivez une RC spécifique ou mieux, prenez une licence FFV chez Newkite !
Attention, une RC ne couvre que les dommages causés aux tiers, vos frais personnels ne sont pas pris en compte. Le kite surf étant un sport dit “à risque“, personne n’est à l’abri d’un pépin donc pensez aussi à une complémentaire et vérifiez votre contrat.

Au vent: se dit de tout ce qui va nécessiter un bord de près pour l’atteindre. Vous allez devoir remonter le vent pour atteindre une bouée à votre vent par exemple.
Un rider “à votre vent” reçoit donc le vent avant vous. La notion de “au vent” et “sous le vent” est importante en termes de priorités et de sécurité (CF “Sous le vent”). En terme de sécurité, un obstacle est toujours mieux à votre vent que sous votre vent.

B

Bâbord: gauche.

Bâbord amure: je me déplace vers la gauche, ma main gauche est à l’avant. Notez bien que dans ce sens vous n’êtes pas prioritaire.

Barre: là encore, ça ne devrait pas être trop difficile. 😀
Elément essentiel de pilotage de votre kite, la barre et ses différents composants doivent être en parfait état. Un petit récap sur ce qu’il faut vérifier se trouve ici.

Binouze: accessoire essentiel en fin de session pour un debrief avec les autres riders. N’en abusez pas: il vous reste certainement de la route à faire et après une session l’alcool “monte“ beaucoup plus vite.

Blenderm ©: tissu hyper collant utilisé pour protéger les plaies. Pas cher et très efficace pour réparer une petite déchirure sur le spi de votre aile. Existe en 5 cm de large (souvent sur commande dans votre pharmacie), l’avoir dans sa trousse de secours peut vous sauver une session (ou celle d’un pote).

Board: votre planche “ineu englicheu ineu zeu texteu“.
Twintip board, wakeboard, surfboard, foilboard, wingboard, funboard… il existe des boards à toutes les sauces dans tous les sports de glisse.

Boardbag: sac pour votre board.
Plusieurs types selon sa finalité: un simple sac ajusté et rembouré pour transporter et stocker votre planche favorite, ou beaucoup plus gros et souvent avec des roulettes pour emmener tout votre matos lors d’un voyage. Attention, les compagnies aériennes vont vous taxer à la fois sur le poids et sur les dimensions, renseignez-vous avant de partir. Newkite met deux boardbags à disposition de ses adhérents, c’est pas du luxe et c’est gratuit !

Bord: terme marin qui représente votre déplacement. C’est une ligne plus ou moins droite (le vent et les vagues n’étant pas constants, on va légèrement varier sa direction en permanence). Lorsque vous ridez, en kite comme dans d’autres disciplines nautiques, vous allez “tirer des bords”: des bords de près, des bords de travers, des bords de largue… Si vous devez remonter au vent vous allez “tirer un bord de près”.  Si vous faites un downwind, vous allez uniquement faire des bords de largue.

Border: en tirant sur votre barre, vous bordez votre aile. Vous tirez sur ses arrières pour avoir plus de puissance. Inverse: choquer.
Nota: si vous bordez trop, votre aile va vous tirer sous le vent. Et si vous bordez vraiment trop (surborder), vous allez faire décrocher votre aile. On se sert du surbordage lorsqu’on est vraiment trop toilé et qu’on veut “tuer” un peu de la puissance de l’aile sur un bord de près ou lorsqu’on veut poser une aile à caisson en servant des lignes arrières.

Border-choquer: partie coulissante passant au travers de votre barre permettant de border ou de choquer. Elle peut être entièrement gainée ou en plusieurs lignes. La longueur du border-choquer est réglable sur certaines barres (pratique pour les petits bras). Vérifiez bien (et souvent) son état, tout votre poids est suspendu à cette pièce et c’est une pièce d’usure à cause des frottement contre la barre.

Bord de fenêtre: partie à l’extrémité gauche ou droite de votre fenêtre de vol.
Si vous avez raté cette partie, reprenez un petit cours avec un moniteur et documentez-vous sur comment votre aile de kitesurf.
Nota: à l’arrêt, une aile en bord de fenêtre ne tracte pas et peut être posée rapidement, c’est exactement la position où elle doit être lorsque vous êtes en statique sur la plage.

Bord d’attaque: partie avant de votre aile (english: leading edge).

Bord de fuite: partie arrière de votre aile.

Bouée: obstacle attirant inévitablement le kitesurfer. En cas de chute au vent d’une bouée, vous pouvez parier que vos lignes vont venir s’y emmêler. Tout bon harnais dispose d’un coupe ligne en cas de gros souci. Avantage de la bouée, on peut parfois s’y accrocher lorsque le vent tombe ou lors d’une casse matérielle: un morceau de corde (en voile, on dira “bout“) en plus avec un ou deux mousquetons, dans votre gilet ou sur votre harnais. Bien pratique aussi en cas de rescue voire self rescue (CF ci-après). Utilisée en compétition pour délimiter une zone d’évolution (freestyle) ou un parcours à effectuer.

Bout: corde de faible diamètre en terme marin (proncer “boute”).
Un morceau de bout en plus peut servir à attacher votre aile une roulée en cas de self rescue, à tracter un rider en perdition, à bricoler un chicken loop de secours, à vous accrocher à une bouée en attendant les secours…

Bridage: systèmes de lignes reliées à votre aile et permettant de conserver sa forme. Le bridage est connecté aux lignes de votre barre. Sur une aile à boudin le bridage est peu complexe car les boudins gonflable font office de structure. Quelques lignes suffisent: 2 lignes arrières (une de chaque côté), deux à trois points d’ancrage sur le bord d’attaque, repris ensuite par plusieurs “V” pour finir en 2 lignes avants. Sur une aile à caisson, la structure n’étant pas rigide et le tissu souvent très fin, le bridage est bien plus complexe pour répartir les pressions et garder la forme de l’aile sur le même principe que pour un parapente. D’avant en arrière on trouvera les brides: A, B, C et Z.

C

Caisson (aile à caisson): aile sans boudins gonflables. Comme pour les parapentes, ces ailes sont composées de multiples caissons où l’air est retenu prisonnier et est légèrement comprimé. Seuls quelques caissons sont ouverts sur le bord d’attaque pour permettre à l’air de rentrer. Les autres caissons sont fermés, l’eau n’y rentre pas et donc pour répondre à l’éternelle question: non, une aile à caisson ne coule pas. L’autre éternelle question est “et ça redécolle ?”, la réponse est oui, et souvent mieux qu’une aile à boudin notamment en plage basse. Une aile à caisson étant souvent plus légère qu’une aile à boudin (pas de vessies, pas de lattes, pas de bouchon, pas de valves…) elle est souvent plus légère et plus performante dans le vent léger. Elles sont souvent utilisées dans le vent léger et en course racing, leurs performances étant bien meilleures qu’une aile à boudin. Plus fines à piloter, plus difficiles à régler, elles intéressent des riders plus expérimentés mais ne sont pas inaccessibles aux débutants quoique peu recommandées. Essayez-en une de dernière génération, notamment dans le vent léger, et préparez-vous à être surpris.

Cap: direction dans laquelle vous allez lorsque vous êtes en ligne droite. Pour visualiser votre cap, notez approximativement votre position au large (près d’une bouée par exemple), diregez-vous vers la terre ferme en vous mettant au près, repérez un point fixe de référence. Si vous refaites la même observation quelques temps après et que votre cap est différent, c’est soit que le vent a changé de direction et/ou de force.
En terme nautique: caper = “remonter au vent”, ex.: “Caper comme un malade”.

Casque: accessoire nécessaire voire indispensable notamment en foil. Il existe beaucoup de modèle adaptés à la pratique des sports nautiques et du kite en particulier. En tant qu’adhérent, Newkite vous rembourse 15 € sur l’achat d’un casque, pourquoi s’en priver ?

Cagoule: la majorité des calories perdues s’effectuant par la tête, avoir une cagoule est un gros plus par temps froid. Prenez-la la plus souple possible. Une petite visière est un petit plus lors des sessions “humides”. Le bonnet en néoprène est très efficace lui aussi, attention de ne pas le perdre (lui mettre un petit leash).

Carène: le dessous de votre board.

Chanels: creux longitudinaux sur la carène.

Chausses: venues du wakeboard, ça ressemble à des chaussures de snowbard attachées directement à la board, il n’y a donc plus de straps. Avantages:
– plus de puissance pour les manœuvres de freestyle
– moins de risques de se fusiller un genoux (les deux pieds restants toujours attachés).
Inconvénients: plus difficile à chausser, plus chers, vos pieds seront toujours au même endroit (donc le réglage du stance doit être parfait), en cas de souci vous ne pourrez pas vous séparer de votre board rapidement. On est donc sur un accessoire majoritairement réservé aux bons riders voire aux experts.

Chaussons:
non, là on ne parle de vos fameuses charentaises ! Les chaussons sont souvent décriés parce qu’ils gomment les sensations, notamment en surf, et parce qu’ils gênent un peu pour chausser les straps. En hiver ou sur des spots caillouteux voire un tapis de moules, vous ne les regretterez pas… Pensez à bien les essayer, vérifiez qu’ils ne tournent pas autour de votre pied. Chaque marque a sa gamme de chaussons. Les tarifs varient pas mal. Si vous naviguez en eau froide, n’hésitez pas à investir dans du haut de gamme, vous ne serez pas déçus.

Checklist: OK on ne pilote pas un avion mais une bonne checklist c’est plutôt efficace pour éviter pas mal de petits voire gros pépins mais aussi pour ne rien oublier quand on charge la voiture. Côté sécurité, on vous a concocté une bonne checklist météo et matos ici.

Chicken loop: boucle tout en bas de la barre qui permet de relier votre barre à votre harnais (le chiken loop s’accroche sur le hook du harnais). Là aussi, tout votre poids est encaissé par cette pièce, veillez donc à ce qu’elle soit et reste en très bon état.

Choquer: inverse de border.

Clapot: véritable ennemi de tout pratiquant de sport de glisse, il résulte de la force du vent, des houles qui se croisent, de la hauteur des fonds… Selon les endroits vous en aurez plus ou moins. Evidemment tous les riders cherchent à l’éviter en se mettant sous le vent d’un banc de sable ou en cherchant des vagues les plus propres possibles. Comme il est l’ennemi héréditaire, on lui consacre quelques termes en français et en anglais: flat (plat), glassy (lisse, utilisé surtout en surf), choppy (agité). Si votre spot habituel est soumis au clapot, n’achetez pas une board trop tendue ou trop rigide, vous articulations vous en remercieront.

Clef de voiture: ne cachez pas votre clef de bagnole sous l’aile avant. Tous les bons voleurs connaissent ça et c’est un coup à se retrouver “en combi” (pour ne pas dire autre chose) sur la plage. Par ailleurs, vu qu’il n’y aura pas eu effraction, votre assurance ne fonctionnera pas. Privilégiez la clef de secours sur un bout solide, autour du cou et dans votre combinaison. Bannissez la clef dans la petit poche spéciale de la combi ou dans la poche arrière du short. Pour les cartes électroniques, soit vous avez une clef détachable et vous faites comme ci-dessus, soit vous la mettez dans une pochette vraiment étanche autour de votre cou. Il existe aussi des boitiers à code pour mettre votre clef, à accrocher à votre voiture: selon les modèles et la dextérité du voleur, ça résiste de 30 secondes à maximum 10 minutes (et là aussi: pas d’effraction)… Une dernière solution: le faux caillou cache-clef, en espérant qu’un gamin ne le trouve pas trop beau et ne l’embarque pour sa collec. 😀

Combinaison: ah ben non, ce n’est pas le code du coffre de la banque. Appelée aussi “combie”, “combard(e)“.
Les gammes sont très vastes et les prix varient beaucoup, faites-vous conseiller par un bon surshop. Les différences sont notables entre le bas et le haut de gamme et se ressentent au niveau de la souplesse, de la chaleur et sur pas mal de petits détails plus techniques (nombre de panneaux, coutures étanches, trous d’évacuations aux chevilles, zip…). Si vous comptez naviguer beaucoup, n’hésitez pas à taper au minimum dans du milieu de gamme. Un conseil: ayez-en plusieurs pour toujours avoir la bonne épaisseur en fonction de la température. Et puis: prenez soin d’elles, elles sont fragiles et coutent cher à votre portefeuille et à la planète.

Concave(s): formes concaves sur la carène de votre planche, améliore l’accroche et la maniabilité au détriment du planning.

Connexions: au bout de vos lignes il faut bien y relier votre aile, ce sont les connexions. Le principe de connexion en kite est le suivant: une boucle vient entourer une ligne terminée par un nœud. Toujours bien vérifier vos connexions, elles doivent être bien serrées et surtout les avants doivent être connectés au bridage avant (sur le bord d’attaque) et les arrières au bridage arrière (sur les oreilles).

Coupe-lignes:
accessoire dont on ne sert jamais mais le jour où en a besoin, on est très content de l’avoir. Saucissonné dans vos lignes lors d’une chute dans un vague ? Enroulé dans les lignes d’un autre rider ? Pris dans un filet avec l’aile qui tire d’un côté et votre foil de l’autre ? Avoir un coupe-ligne peut vous sauver la vie. Prenez soin de pouvoir le sortir très rapidement. Chez vous bien au calme: simulez une situation catastrophe et entrainez-vous à le sortir d’une main sans le faire tomber. Vérifiez de temps en temps que la lame n’est pas trop rouillée.

Courant: lui aussi est rarement aimé des riders. Si le courant est dans le sens du vent, vous aurez plus de mal à remonter au vent. Un vent faible et un fort courant et vous êtes certain de remonter la plage à pieds (au mieux). Et lorsqu’il est inversé par rapport au sens du vent, si vous perdez votre board, celle-ci va remonter au vent alors que vous êtes en train de dériver sous le vent. En prime, entre les marées et les baïnes, le courant peut varier fortement dans une journée. Et enfin: un vent qui tombe lié à un bon courant latéral et vous aurez bien du mal à rentrer au bord. Bref, renseignez-vous auprès des locaux pour connaitre les courants, ou lisez les cartes de la SHOM.

CROSS: Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage, l’ange gardien de tous les marins. On les contacte au Numéro 196 sur un mobile et via le canal 16 sur une VHF. Le CROSS va missionner les pompiers ou la SNSM pour venir en aide aux personnes en difficulté.
Pensez à être les plus précis possible lors de votre appel au CROSS: position géographique, couleur du matériel, nombre de personnes en danger, observation de leur dérive. Il s’agit de leur fournir un maximum d’éléments pour intervenir rapidement et efficacement. Si vous le pouvez: gardez un visuel sur les personnes à secourir et laissez votre portable/VHF allumé.

D

Décollage:décoller son aile, là aussi vous devriez avoir appris ça en stage.
Ici encore pensez au geste consacré (pouce vers le haut, geste bien visible et lent). Une grande partie des accidents arrive pendant cette phase, donc on ne le dira jamais assez: prenez le temps pour décoller.

Dehook (“déhooké”):
naviguer sans être accroché par le harnais. Ppour le freestyle ou la vague et parfois par hasard (quand le largueur a décidé de larguer tout seul). Evidemment ici: toute la puissance de l’aie passe directement dans vos bras, il faut donc régler le trim avant de se déhooker.

Dévente: endroit du spot où le vent est moins fort. Selon le relief et la météo, vous aurez droit à tout un panel de déventes. Tout obstacle perturbant le flux du vent donnera une modification du vent plus ou moins importante (dunes, digues, maisons, immeubles, arbres, cales, bateaux…). Attention: une zone dévente s’accompagne très souvent d’une modification de l’angle du vent, vous aurez donc moins de vent et dans un sens légèrement différent. Donc on anticipe et on pilote !

Division 240 (D240): loi régissant le matériel à avoir obligatoirement pour la pratique le navigation de plaisance, le lien officiel ici (ne nous demandez pas pourquoi c’est dans le site “ecologie” SVP). Pour faire simple et en adaptant à notre pratique, il faut: une aide à la flottaison de 50N minimum, un moyen de repérage lumineux avec 6h d’autonomie minimum, avoir étiqueté son matériel à ses coordonnées. On vous avait déjà pondu une petite news là-dessus.

Downwind: descente au vent. Par extension: balade qui va vous amener d’un point A au vent à un point B sous le vent. Comme on ne force pas pour remonter au vent et qu’on peut accélérer tout le temps, le downwind est un truc très sympa. A plusieurs c’est encore mieux (gros tirage de bourre en perspective).
Les downwinds nécessitent évidemment une certaine logistique: il faudra avoir prévu un moyen de retour. Par ailleurs, prévoyez des riders d’un niveau homogène et des distances pas trop longues, sinon votre petit groupe va vite s’étaler et cela va poser un problème de sécurité.
Restez connectés ici ou sur les réseaux sociaux pour les downwind encadrés par Newkite (avec logistique et sécu sur l’eau).
A l’inverse: upwind. Beaucoup plus difficile à faire, le mieux est de les tenter avec un engin qui remonte très bien au vent, le foil !

E

Eclairs (foudre): réel danger. Etant seul le seul point culminant à des centaines de mètres à la ronde et les lignes mouillées étant fortement conductrices, votre aile sera le paratonnerre rêvé. Vérifiez la météo, s’il y a des risques d’orage, mieux vaut éviter. Si jamais vous êtes quand même sur l’eau, guettez toujours dans votre dos l’arrivée d’un grain et soyez attentifs aux signes que peuvent vous faire les autres riders. Si le tonnerre se met à tonner, sortez de l’eau et mettez-vous à l’abri.

Eole: Dieu du vent, vénéré par tous les marins, n’hésitez pas à sacrifier un caniche à sa mémé sur son hôtel afin de passer un week-end venté (ne mégotez pas sur la qualité du sacrifié, Eole étant très joueur, il pourrait ne brancher les ventilos que le lundi…). 😀

Equipement de sécurité: il est obligatoire en regard de la Division 240 (CF ci-avant)
Un casque est fortement conseillé, un coupe-ligne aussi. Certains vont y ajouter: un téléphone ou une VHF (étanche ou dans une pochette étanche), un sifflet, une gourde d’eau, des barres de céréales, une paire de palmes de bodyboard (en cas de longue natation, en foil notamment), un morceau de bout avec un ou deux mousquetons inoxydables…

F

Fédération: lorem ipsum…

Fenêtre de vol: si vous avez raté ce chapitre, faites un stage d’initiation !

Foil: sorte de grand hachoir à poisson permettant de voler au-dessus de l’eau à des vitesses et des caps indécents. Permet aussi de rider dans très peu de vent, de surfer de la houle… une petite révolution dans le monde de  la glisse.
Attention si vous voyagez: une aile à caissons peut se dire “foil” en anglais. Un quiproquo est vite arrivé…

Footstrap(s): plus souvent appelés “straps” tout court, ils retiennent vos pieds sur la planche. Réglez-les avant de décoller votre aile, ensuite c’est plus complexe et surtout plus dangereux. Surveillez leur bon état, un strap qui casse en navigation peut vous fusiller un genou ou une cheville (un de vos pieds restant coincé dans l’autre strap, bien vrillé et sous forte tension).

Froid: encore un pote à nous celui-là… Un réel danger là aussi: en cas de natation prolongée, ne pas être équipé et préparé au froid peut conduire à une hypothermie sévère voire… 🙁
Règles de base: bien manger (féculents), s’échauffer, une bonne combi.
Selon le froid et votre résistance vous opterez pour la cagoule, les chaussons, les gants, le top en polaire sous la combi… Et le coup classique: on évite le bord ou la vague de trop.

G

Gants: moins gênants en kite qu’en funboard, les gants peuvent apporter un bon petit plus de chaleur. Ne les prenez pas trop épais (3 mm max) sinon vous allez augmenter le diamètre de préhension et vos avants-bras vont tétaniser. Il existe aussi des moufles à paume ouvertes permettant d’éviter la tétanie et offrant déjà un bon petit plus au niveau thermique.

Gilet de flottaison: obligatoire en regard de la Division 240, il est un accessoire appréciable à vos débuts car il aide bien au waterstart. Notons que la Division 240 impose un accessoire de flottaison équivalent à 50 N, une combinaison intégrale épaisse fait office de flottaison, on peut donc s’en passer au niveau légal tant qu’on est dans une saison froide. A avoir impérativement si vous naviguez au large (dans la limite des 2 miles nautiques), il peut vous sauver la vie.

Grains: là aussi un danger bien réel. Le vent prend des tours très rapidement, la foudre devient possible… Donc on se méfie des temps à grains et on regarde derrière soi. Si on a le temps de revenir à terre pour atterrir: on atterrit et on aide les autres à atterrir. Attention la partie atterrissage avec une aile deux fois trop grande et dans des conditions d’urgence où on ne s’entend pas et se voit peu présente “quelques” dangers.  Si on est pris dans le grain et qu’on est encore loin sur l’eau: on s’assure de ne pas avoir d’obstacles sous son vent, on met son aile en bord de fenêtre, oreille ds l’eau, on se prépare à larguer et on attend que le grain passe. Si “vis pacem” on largue voire on largue totalement.

H

Harnais: pièce maitresse de liaison entre vous, votre aile et votre board. Ne le sous-estimez pas. Choisissez-le et essayez-le avec soin et n’hésitez pas à prendre du haut de gamme. Nota: les mousses de harnais se compressent au fil du temps et opedent donc leur pouvoir amortissant et leur forme englobante, c’est donc un accessoire à changer régulièrement, à éviter en achat d’occasion ou à bien vérifier.

Hook: qui ne connait pas ce fameux capitaine ? Et oui, c’est bien le crochet, ce petit appendice qui va vous permettre de vous accrocher au chicken loop de votre barre (CF chicken loop). Vérifiez de temps en temps qu’il n’y ait pas un point de rouille au niveau de sa soudure, si oui, c’est un 1er indice de faiblesse (sachant qu’il encaisse votre poids du corps et un paquet de G lors de gros sauts).

I

Impact vest: gilet de protection contre les chocs. Bien utile en foil et en freestyle. L’impact vest n’est pas considérée comme un gilet de flottaison mais elle aide un peu si sa flottabilité même mouillée est positive.

Inserts
(de straps ou de chausses):  pièce métallique taraudée permettant d’y visser une vis pour fixer vos straps ou vos chausses.

L

Lattes: gonflées par une vessie (boudin) comme le bord d’attaque ou en fibre comme sur les voiles de funboard et de bateau. Elles servent à rigidifier votre aile.

Largue (allure): allure permettant descendre au vent (angle supérieur à 90° par rapport à l’axe du vent). Ici aussi, différents largues existent: petit largue, grand largue.

Largueur: au-dessus du chicken se trouve le largueur. Les largueurs sont dorénavant tous “à pousser” pour larguer. Votre vie dépend de votre capacité à larguer vite et sous une forte traction donc: entrainez-vous à vous en servir et nettoyez-le après chaque session. Notez que si vous devez larguer c’est que vous avez déjà un sérieux problème, commencez tout de suite à repérer le leash d’aile au cas où vous devriez larguer votre aile en totalité.

Leash de board: accessoire peu recommandable. Si vous le croisez en soirée, évitez-le… 😀 et profitez-en pour vous éclipser et aller peaufiner votre nage tractée. 😀
Plusieurs cas de figure peu courants peuvent conduire à utiliser un leash de planche donc dans ce cas: mettez un casque, un gilet de protection, et préférez un leash à enrouleur.
Et si vous avez juste peur de perdre votre board, il existe le GoJoe (et pour les moins fortunés, une “frite” de piscine pliée en deux en entourant la poignée de la board).

Leash d’aile: liaison de secours avec votre aile. Si vous avez du larguer votre aile (emmêlage avec un autre rider par exemple), il permet de retenir votre aile afin qu’elle n’aille pas percuter un tiers. Si vous ne faites pas de freestyle, préférez un leash d’aile court et positionné devant vous (un leash dans le dos sera plus difficile à attraper en cas de gros souci). En cas de gros gros souci, il peut arriver qu’on doive larguer complètement son aile, là tout se joue très très vite, le système de largage doit donc être en bon état (toujours rincé et vérifié). Si par chance vous avez le temps avant de larguer: regardez si vous ne risquez pas de mettre en danger d’autres personnes lorsque votre aile va partir sous votre vent. Nota: il arrive parfois que le largueur (CF ci-après) se déclenche malencontreusement, si votre leash d’aile est en mauvais état, il va casser et votre aile va partir vivre sa vie toute seule, vite et loin…

Lignes: elles relient votre barre à votre aile. Elles commencent par les pré-lignes (plus épaisses, gainées le plus souvent) et se finissent par les connexions. Comme pour tous les composants de la barre, prenez-en grand soin, une ligne qui casse est toujours désagréable voir dangereux (voire plus…). Il convient aussi de s’en méfier: ne faites jamais (jamais jamais jamais !) de tour autour d’un de vos doigts ou de vos mains. Des lignes bien tendues peuvent couper très facilement, couplées à la puissance d’un kite mal contrôlé sur une plage où il y a du monde à proximité… Par exemple ne laissez passer personne sous votre vent lors de la phase de décollage et atterrissage (idem: jamais jamais jamais !).

Local: rider habitant près du spot. Une mine d’infos sur le spot, le vent, les vagues, les dangers, les marées… Nota: si vous êtes là en touriste et même si le spot n’appartient en rien à ses “locals”, faites en sorte que tout se passe bien. Le plus simple: toujours dire bonjour et prendre quelques minutes pour discuter, respecter les priorités.
Nota: sur certains spots (en big air notamment) où les riders se connaissent tous entre eux, il peut arriver que par usage on inverse ou on y annule les priorités. Oui oui vous avez bien lu ! Donc si vous voyez des riders envoyer des kiteloops à plus de 15m bâbord amure, vous devriez veiller à ne pas vous trouver sur leur zone d’atterrissage même avec votre plus belle priorité tribord, mais si vous avez discuté avec les locaux avant de vous mettre à l’eau, ils vous auront précisé ce point important.
En kite c’est plutôt cool, en surf certains spots sont carrément interdits aux étrangers.

Loffer: action de pilotage permettant de remonter au vent (inverse d’abattre).

Lunettes correctives: bien voir, ça peut servir… Voir de près pour connecter ses lignes, voir de loin pour ne pas rentrer dans les autres. Certains naviguent avec des lentilles (et les perdent évidemment), d’autres font monter des verres correcteurs sur des lunettes adaptées aux sports nautiques, d’autres privilégient des lunettes “jetables”. Dans tous les cas, pensez que vous allez les perdre donc mettez-leur un petit leash (ou un flotteur pour les conditions calmes). Pensez aussi que vous risquez de vous blesser avec en cas de choc frontal un peu violent, si vous trouvez des montures souples c’est mieux.

Lunettes de soleil: idem ci-dessus. Si vous n’en avez pas vraiment besoin, évitez de vous la jouer “La grande classe à Dallas”, ça vous évitera un nez fendu par la monture lors de la prochaine grosse boite. Si vous y tenez vraiment, soit vous prenez un modèle adapté à la pratique des sports nautiques (souple, solide, polarisé, avec sangle, anti-rétention d’eau…) soit prenez-en des franchement chères (autant qu’un barracuda puisse se la péter grave avec vos lunettes lorsque vous les aurez perdues).

M

Mile nautique: 1 852 mètres.

Molle:
baisse de vent, plus ou moins longue.
“J’étais en train de tous les gratter quand je me suis pris une p…. de molle !”
Une molle peut être une simple variation de vent mais peut aussi résulter d’un obstacle au vent.

Mountain board: gros skate avec des footstraps, à grosses roues gonflables (8 ou 9 pouces). Appelée aussi “landkite”, cette pratique permet de rider sur des sols durs (sable mouillé, herbe rase) aussi bien que sur l’eau. Sauf qu’en landkite, on ne tombe pas dans l’eau donc gaffe ! N’oubliez pas vos protections, le casque est le minimum syndical.
Avantages:
– rider dans peu de vent (plage basse similaire au foil) et donc sauver une session quand le vent tombe trop tôt ou tarde à monter;
– s’amuser même quand il fait vraiment froid;
– se balader dans des coins vraiment sympas (s’envoyer quelques kilomètres de plage déserte au sunset…);
– améliorer son pilotage d’aile et ses tricks;
– débuter le kite assez facilement sans aller à l’eau (beaucoup l’ont fait ou l’ont enseigné comme ça, c’est moins à la mode aujourd’hui);
– peu cher si vous avez déjà tout votre matos de kite.

N

Natakite: discipline préférée des foilers et des partisans du “allez, un dernier bord au large et je rentre”. Ça arrive bien plus souvent qu’on ne le pense, évitez-la en hiver et entrainez-vous au self rescue.
La natakite est la base du “triathlon à la con”: kitesurf, natakite, marche à pied.

O

Offshore: vent venant de la terre et donc qui amène au large. On ne le dira jamais assez: en kitesurf on ne sort pas par vent offshore !
Bon OK, il existe quelques entorses possibles à cette règle. La règle d’or pour ces entorses, si vous n’avez pas de bateau ou jet-ski de sécu, c’est d’être certain à 100 % de pouvoir revenir à terre par vos propres moyens et ce dans un temps relativement court (nager plus de 500m en self rescue avec un vent de face, même avec des palmes c’est compliqué et réservé aux Navy Seals; faire la même chose en hiver en fin de session, c’est plus que dangereux).
Ici aussi on va pouvoir préciser si le vent plus moins offshore en rajoutant un composante, ex: side off.
Nota: toute composante “off” dans le vent vous entrainera irrémédiablement au large.

Onshore: traduit littéralement ça donne “sur le rivage”. On parle d’un vent onshore pour un vent qui est perpendiculaire à la côte en direction des terres. C’est le vent qu’on va le plus souvent utiliser dans notre pratique car il nous ramènera toujours au bord. Attention lorsque vous êtes sur la plage, un vent onshore vous pousse vers l’intérieur des terres et bien évidemment vers les obstacles qui s’y trouvent. Soucis par vent onshore: il est difficile de s’éloigner du bord à cause de la direction du vent mais aussi de celles des vaguelettes qui gênent votre départ. Si possible, on choisira un bout de plage où le vent n’est pas totalement perpendiculaire (un vent avec une composante sideshore, CF ci-après). Le vent n’étant que rarement pile poil perpendiculaire à la plage, on va rajouter une composante “side” ou “cross” pour préciser sa direction, exemples: side-on (vent onshore avec une petite composante side, le plus courant et facile), cross- on ( pile entre on et side donc à 45° de la plage).

Oreille: vous avez deux oreilles, votre aile aussi. Ce sont les deux parties plus ou moins pointues en bout d’aile à gauche et à droite, celles où vous allez connecter vos lignes arrières.

Onglée: celle-là aussi on l’aime (à ne pas confondre avec la pièce bouchère dont l’orthographe et le goût sont bien différents). Pour s’en prémunir, le meilleur remède est d’avoir chaud partout ailleurs et d’éviter de naviguer dans des conditions insupportables (CF “gants”). Si elle arrive: ne pas attendre qu’elle devienne douloureuse. Tout de suite attaquer un mouvement de bras permettant au sang d’aller irriguer les petits capillaires sanguins (mouvement de moulinets avec votre main libre, vous changez de bord et vous faites l’autre main).

P

Perdue (planche, aile): si par malheur vous avez perdu votre board ou votre aile, n’oubliez pas d’appeler le CROSS (196) pour le signaler. Ça évitera la mobilisation de moyens importants pour tenter de vous retrouver alors que vous êtes tranquillement rentré chez vous. Mais comme vous êtes quelqu’un de bien, vous avez aussi pensé à identifier votre matériel avec les étiquettes prévues à cet effet en conformité avec la législation de la Division D240 (D240). N’hésitez pas à poster sur les réseaux sociaux, il y a pas mal de petits miracles.

Pétole: absence de vent, ennemi juré du kitesurfer et du windsurfer, tente de faire ami-ami avec les foilers les plus aguerris.

Pieds et pouces: unité de mesure anglo-saxonne ne correspondant à rien mais encore utilisée pour les côtes des planches de surf et de surfkite.
1 pied = 30,48 cm
1 pouce = 2,54 cm

Plug:
pièce de fixation pour le leash (surf, surfkite).

Pop: contraindre (tordre) son twintip pour qu’en se détendant il vous projette en saut. Se dit aussi de la facilité d’une planche à se tordre et à revenir vite à la normale “elle a beaucoup de de pop”.

Près (allure): allure de remontée au vent, (angle inférieur à 90° par rapport à la direction du vent). En termes marins plusieurs près existent: près bon plein, près serré.

Prélignes: début des lignes arrières près de votre barre. Souvent protégées sur leurs premiers centimètres par les embouts et les flotteurs de la barre, elles peuvent être gainées pour leur éviter une usure prématurée.

Priorités: pour votre sécurité et celle des autres, pour une bonne entente sur les spots, pour une navigation fluide et sans dangers, vous devez les connaitre sur le bout des doigts ! Etre tribord amure vous donne la priorité mais pas dans tous les cas. Relisez et apprenez le petit manuel qu’on vous a distribué en stage, regardez des tutos (celui-ci par exemple). De toutes façons la règle internationale c’est: vous devez à tout prix éviter la collision (CF RIPAM).
Diminutif: “prio” (si vous forcez une priorité, vous devriez entendre ce terme haut et fort…).

Profondeur: on recherche le flat quand on débute ou pour se faire une belle session de freestyle et souvent quand c’est bien flat c’est qu’il y a très peu de fond. Le conseil est évident: moins il y aura d’eau, plus dure sera la chute. En tête: les diverses fractures et entorses des membres inférieurs. Plus grave: le choc à la tête violent avec perte de connaissance, se noyer dans 20 cm d’eau avouez que c’est con !

R

Rafale: brusque augmentation de la vitesse du vent. Souvent due à une simple variation du vent, elle peut être la résultante d’autres paramètres: couloir de vent, grain en approche. Au contraire du funboard où elle est relativement anodine, la grosse rafale est plus problématique en kitesurf. Apprenez à lire le plan d’eau, à l’anticiper. Asseyez-vous dans votre harnais, baissez votre aile et amenez-là en bord de fenêtre, crantez votre planche.

Refusante:
changement de direction du vent en votre défaveur (ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20 000 €), vous êtes obligé d’abattre.

Rallonges: quelques mètres de plus pour vos lignes (avants et arrières). Avoir des rallonges augmente la taille de la fenêtre de vol et permet d’avoir plus de puissance notamment lors du waterstart (l’aile parcourant plus de distance et ayant donc plus de temps pour accélérer).
Bémols:
– engendre plus de trainée;
– l’aile va moins loin en bord de fenêtre (moins de remontée au près);
– les lignes étant plus longues, l’aile est moins réactive (effet de trainée couplée à l’élasticité des lignes).
Avoir des rallonges à portée de main peut vous sauver une session lors d’un vent un poil trop léger notamment par vent onshore (on gagne 1 à 2 nœuds en fonction de la longueur des rallonges, de la taille de l’aile, de l’orientation du vent).

Rocker: courbure générale de la carène de la board.

RIPAM: Règlement International pour Prévenir les Abordages en Mer.
Si vous ne devez retenir qu’une seule chose du RIPAM: vous devez tout faire pour éviter un abordage, que vous soyez prioritaire ou non. D’ailleurs on ne dit pas “prioritaire” mais “privilégié” la différence est très importante.

S

Self rescue: savoir se sortir tout seul d’une grosse galère comme une casse matérielle ou un vent qui tombe. Pour tous les riders, Newkite organise plusieurs fois par an des clinics de perfectionnement. La clinic “self rescue” est toujours très appréciée, restez connectés et réservez rapidement votre place.

Scoop: courbure de la partie avant de la planche (surfkite).

Shape: forme de votre board (outline, longueur, largeur, scoop, rocker, chanels, concaves, matériaux utilisés…).

Shaper:
grand malade mental qui essaie de créer une œuvre d’art en regroupant une centaine de paramètres dans une board à un prix raisonnable tout en restant poli avec son client.

Shorebreak: vague de bord de plage, grande amie du rider débutant et des foilers.
Attention, un shorebreak cassant sur un fond qui remonte vite peut être très puissant malgré sa taille ridicule. Un bon shorebreak c’est potentiellement:
– votre board qui vous revient dans la tête ou dans vos lignes;
– une bonne lessiveuse qui va vous faire reculer, détendre vos lignes et faire partir votre aile en feuille morte (et si par malheur elle reprend le vent d’un coup c’est une bonne grosse traction peu sympathique).

Sideshore: vent parallèle à la plage. Bien plus facile pour démarrer que le vent onshore, idéal pour surfer et pour envoyer des sauts, c’est le vent idéal pour le kite. Mais attention: un vent sideshore ne vous permettra pas toujours de rentrer à votre point de départ. En cas de souci, vous allez dériver le long de la plage sans jamais y revenir (surtout qu’en général, loi de l’emmerdement maximum oblige, le courant sera dans le même sens que le vent). Si la plage est immense, que vous êtes en forme et qu’il n’y a pas d’obstacles sous le vent (genre falaise, port, chenal de gros bateaux…) ça ne sera pas un souci. Dans le cas contraire, sachez faire une self rescue.
Diminutif: “side”.

Snowkite: du kitesurf sur la neige ! Le grand kiff si vous avez le bon spot, la bonne neige, le bon vent, le bon niveau et le bon matos.
Attention: si vous êtes en montagne, avoir connaissance très approfondie de la montagne et de ses dangers est plus que nécessaire.
Si vous débutez mais que vous savez skier, préférez une paire de ski pour vos premières sessions. Et comme pour le landkite, vous n’êtes plus dans l’eau, les chutes sont plus violentes donc évitez de surestimer votre niveau. Quant au vol de pente, allez voir ci-après.

Solo:
naviguer en solitaire. Pratique peu recommandée mais parfois obligatoire lorsque le spot est désert (trop loin, trop froid, trop confidentiel…) et pour les agoraphobes ou les misanthropes. Assurez-vous donc d’avoir le niveau, un matériel en parfait état et des moyens de repérages (lampe flash, feu à main, VHF, téléphone) et d’avoir prévenu vos proches de votre lieu de pratique. Nota: si vous vous retrouvez seul sur un spot que vous e connaissez pas, c’est peut-être que ce spot n’e est pas un… 😉

Soustoilé:
ah bah c’est l’inverse de surtoilé ! Pour les cas classiques, vous prenez le paragraphe “surtoilé” et vous inversez… 😀
Bien moins dangereux que le surtoilage, naviguer soustoilé c’est prendre le risque de rentrer à la nage ou plus simplement de ne pas rentrer à son point de départ (et remonter la plage à plage à pieds, au mieux…)
On peut aussi soustoiler pour certaines raisons:
– en kitefoil (en foil on a besoin de moins de toile mais on y on apprécie particulièrement la natakite);
– en vagues (pour éviter d’avoir une aile qui tracte trop lors des manœuvres au surf);
– parce qu’on est léger et très technique.

Sous le vent:
inverse de “au vent”, vous allez devoir descendre le vent (abattre) pour rejoindre un point situé sous votre vent.
Autant un obstacle au vent ne représente que peu de danger, autant un obstacle sous votre vent peut être un véritable aimant.
La notion d’être sous le vent est très souvent incompréhensible pour le quidam moyen. Regardez juste comment les gens déplient leur serviette de plage ou comment les enfants envoient du sable en l’air alors que leurs copains/parents sous leur vent. Par extension, les gens essaieront systématiquement de passer sous le vent vos aile/lignes lors des phases de décollage/atterrissage.
En terme de priorité, lorsque vous êtes sur le même bord et à la même hauteur, le rider sous votre vent est prioritaire.

Spot: endroit où on peut naviguer !
Pouvoir naviguer signifie: pas de danger (vent offshore, obstacles dangereux…) et légalement possible (interdictions totales, interdiction estivales, chenal pour bateaux…). En amont: renseignez-vous sur les interdictions et dangers éventuels.
Si vous ne connaissez pas un spot, sur la plage, avant de gréer, demandez à un local quels sont les dangers potentiels (en prime vous aurez la force du vent).

Spreader bar: pièce semi-rigide située sous votre crochet de harnais permettant à celui-ci moins tourner sur lui-même lorsque que votre kite tire vers le haut, bien plus confortable que sans.

Stance: écart entre vos pieds, par extension: écart entre les footstarps. Plus vous êtes grands et avec de grandes jambes, plus cet écart sera important. Donc si vous empruntez une board, le stance ne sera peut-être pas adapté à votre morphologie.

Strap(s): CF footstrap(s)

Strapless: le fait de rider sur son surfkite sans les straps, comme en surf. Pourquoi sans alors que les surfers cherchent depuis des années à rester les pieds collés à leur board ? Parce qu’en kite on utilise le vent et qu’on s’en sert pour plaquer sa planche à ses pieds lors des sauts en présentant la carène au vent. On peut donc se passer de straps et tenter une approche surf plus libre. Les jibes sont plus faciles qu’avec des straps, on peut bouger ses pieds en fonction des allures ou des manœuvres que l’on souhaite faire. Avoir une planche légère sera un gros plus. Mais le strapless ne fait pas tout et n’est peut-être pas forcément la panacée dans nos conditions imparfaites dites “européennes”, voici donc un petit article plus objectif que la majeure partie des avis que vous pourrez recueillir.
Notez qu’on peut aussi rider un twintip strapless avec une board adaptée, on se retrouve alors sur une pratique très proche du skateboard, chaussures de skate comprises.

Surfers: espèce marine très répandue et avec laquelle vous allez souvent devoir cohabiter sur les spots. Attention quand vous sautez, un surfer est très peu visible derrière les vagues.

Priorité: si vous partez sur une vague en même temps qu’un surfer, c’est lui qui aura la priorité. Et comme c’est 100 fois plus difficile de prendre une vague en surf qu’en kite, soyez sympas et laissez-leur un maximum de vagues.
Nota: la cohabitation surfers/kitesurfers est souvent problématique et le surfer peu tolérant. Donc: merci de respecter les priorités et de ne pas trainer dans les vagues si vous n’avez rien à y faire (typiquement: faire du freeride en twintip avec une trajectoire parallèle aux vagues au  milieu d’un spot de surf). La mer ou l’océan sont à tout le monde, même si les conditions de surf sont souvent pourries quand on peut faire du kite, essayons de partager ce bel espace de jeu. Et si vous êtes vraiment sympa et que le vent est side, vous pouvez jouer le rôle de remonte-pente en les tractant (ou à faire avec des potes surfers).

Surtoilé: vous avez pris une aile trop grande ou le vent est monté, vous avez donc trop de “toile”. Naviguer surtoilé c’est génial quand on maitrise mais pour la majorité des riders c’est surtout se mettre en danger.
En Big Air on surtoile un maximum, si vous n’êtes pas un pro de cette discipline et que le spot ne s’y prête pas, évitez ce genre de pratique.
Cas typiques:
– j’ai qu’une aile et j’y vais quand même alors que je sens bien que c’est trop fort;
– un gars m’a dit qu’il était bien avec cette surface… sauf que le gars en question fait 20kg de plus que vous et maitrise parfaitement;
– la météo avait prévu un vent forcissant mais vous n’avez pas regardé la météo;
– un grain s’est pointé dans votre dos et vous ne l’avez pas vu arriver…

Suicide (leash): leash d’aile connecté au bout de border/choquer mais pas sur la ligne de sécurité. La bonne question est donc: pourquoi se mettre en danger ? Parce qu’en freestyle dehooké, vous ferrez pas mal tomber votre aile à l’eau. Le suicide leash permet de garder un fond de puissance et de redécoller l’aile rapidement. Moins dangereux qu’à l’origine historique de son nom, vous trouverez une bonne explication en vidéo ici.

T

Tchoutch: petite pièce en plastique souple en forme de tuyau. Placé sur votre chicken loop, elle rentre dans le corchet (hook) de votre harnais. Sans elle, lorsque vos lignes sont détendues, votre chicken loop va se décrocher et vous vous retrouverez avec une aile pleine puissance (car bordée) uniquement tenue avec vos petits bras.
Notez que le tchoutch peut parfois décider de vous faire une petite blague, votre chicken décidant lui aussi que c’est très rigolo et se faisant lui aussi la malle. Vous être alors en dehook, pas de panique ! Surtout ne tirez pas sur votre barre ! Lâchez tout et attrapez votre leash d’aile, tirez fermement jusqu’à vous et remettez votre chicken sur votre harnais, puis votre tchoutch. Dans ce cas, vous comprendrez qu’avoir un leash d’aile devant vous est bien plus pratique, surtout s’il est court.
In english, tchoutch = “donkey dick”. 🙂

Téléphone: lorem ipsum…

Testicules: il en faut parfois pour sortir dans des conditions solides. Si les votres vous paraissent un peu justes, nous vous invitons à les acheter en surfshop (vidéo Sooruz 1, vidéo Sooruz 2).
Et pour les dames: vous ne devriez pas en avoir besoin, en général vous êtes naturellement pourvues en courage et humilité..

Travers (allure): lorsque vous naviguez au travers, vous êtes pile à 90° de l’axe du vent. Vous vous baladez donc sans descendre ni remonter au vent.

Tribord:
droite.

Tribord amure: je me déplace vers la droite, ma main droite est à l’avant. Dans ce sens vous êtes prioritaire. Attention, ça ne veut pas dire qu’il faut faire n’importe quoi (CF RIPAM) cela veut dire que votre trajectoire est privilégiée par rapport à celle de ceux qui sont bâbord amure.

Trim: système de réglage de la puissance votre aile, par sangle ou par taquet coinceur (clam cleat).
Normalement vous devriez utiliser votre aile sans vous servir du trim (elles sont réglées pour fonctionner sans), il n’est là que pour vous rendre service en cas de montée en puissance du vent ou pour perdre un peu de puissance lorsque vous déhookez. Une aile “trimée” fonctionne moins bien.
Lorsque vous décollez, vérifiez que votre trim n’est pas tiré, ou très peu. Et si vous devez trimer plus que de raison c’est que vous êtes clairement surtoilé donc potentiellement en danger.
Expression consacrée chez les fous furieux: “trimer c’est tricher”. 😀

V

VHF: radio marine possédant plusieurs canaux de communication. Le canal 16 est réservé aux urgences (appel de détresse, communications des autorités pour dérouter une embarcation afin d’en sauver une autre).

Véliplanchiste: ancêtre du funboarder, espèce proche de Lucy. Animal parfois peu amène vis à vis des kiters, connaissant les priorités ainsi que les us et coutumes marines et pratiquant un sport difficile. A respecter même s’il peut paraitre assez peu enjoué de vous voir voler au-dessus de lui alors qu’il avance à peine avec un matériel plus cher, plus encombrant, moins pratique et plus fragile. Sa culture marine et son amour de la binouze valent souvent le détour, n’hésitez pas à le saluer et à prendre un verre avec lui.

VMG: Velocity Made Good. Vous voilà bien avancés avec ça…
Un petit article assez clair ici.

Vol de pente:
en snowkite ou landkite, certains volent comme en parapente mais avec une aile de kite. Autant vous dire que rien n’est prévu pour ça sur une aile de kite… La moindre casse ou erreur de pilotage et c’est l’accident grave. Si vous vous y mettez, veillez à rester près du sol, c’est plus safe, très technique et très sympa.

Vols: malheureusement il y a en a. Certains voleurs n’en sont pas, ils pensent que le matériel a été oublié ou perdu et le ramènent aux objets trouvés ou au surfshop du coin. Certains voleurs font semblant ne pas en être: “Ah bon c’est à vous ? Une planche, un sac, une pompe, je pensais que vous les aviez oubliés ou que c’était la marée qui les avait déposé là…” Donc: évitez de laisser du matériel de valeur sur la plage et ne laissez pas non plus vos clefs de voiture ou votre smartphone dans votre sac d’aile. Dans votre voiture sur le parking, ne laissez rien en évidence qui fasse penser que vous êtes un kiter plein aux as parti pour plusieurs heures.

W

Wing: idée datant des années 80 et remise au goût du jour grâce à la performance des foils et à la construction des ailes de kite. Engin mutant entre le supfoil, le funboard et le kite, pratiqué aussi bien par des funboarders que des kiters; il est composé d’un hachoir à poissons et touristes sous sa carène (un foil donc) et d’une aile à boudin sans mât et sans lignes. Avec un premier véritable essor en 2020, année quelque peu chamboulée, nul doute que la pratique va croitre rapidement.

Y

Y: on parle du “Y” d’une barre de kite. C’est la partie basse où se rejoignent les 2 lignes avants. Elle peut être plus ou moins basse selon le modèle de votre aile/barre. La position du Y influe sur la tenue du bord d’attaque de votre aile, si vous devez changer la barre ou l’aile, vérifiez la compatibilité aile/barre.

Z

Zénith: position de votre aile lorsqu’elle est à votre verticale.
Ici aussi, si vous devez vous questionner sur la position au zénith, reprenez un cours ou deux !
NB: sur la plage, votre aile ne doit jamais rester au zénith, c’est le meilleur moyen de vous faire soulever et de vous envoyer dans un obstacle sous le vent.
Dans la zone de départ, évitez de trainer avec votre aile au zénith:
– vous êtes toujours proches de la plage donc des obstacles sous votre vent;
– vous gênez les autres riders qui ne peuvent pas vous croiser.

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